Promenade à Castelnaudary

SALON INTERNATIONAL ARTS ET PEINTURE DE BOURGES

 

Marcel De Villemoisson

Promenade à CASTELNAUDARY

Marcel De VILLEMOISSON et ses amis, Lise DUFAUR-MOURENS

Alain BEAUGUITTE, Patrick CHRISTOPHE

Peintres et Scupteurs

 

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Marcel De Villemoisson

 

Comme Yves Montand le chantait avec son grand talent, "j’aime flâner sur les grands boulevards" …

Pas obligatoirement ceux de Paris, mais plus particulièrement, ceux des grandes villes de province où il y a toujours quelque chose à découvrir. Et ce quelque chose, je l’ai découvert par une affiche assez discrète à Castelnaudary : Exposition « Rencontre » Galerie Paul SIBRA.

Visiblement, cette affiche correspondait à l’exposition de cinq artistes, deux sculpteurs et trois peintres.

Après avoir pris des renseignements sur cette manifestation, j’appris que le vernissage de cette exposition se déroulerait le dimanche 22 septembre à 11 heures, en présence de Monsieur Patrick MAUGARD, Maire de Castelnaudary - vice-président du Conseil Général de l’Aude.

 

Immédiatement, ma décision fut prise, je serai présente à ce vernissage, car cette exposition me semblait rassembler d’excellents talents artistiques.

 

J’ai pour habitude de toujours arriver de bonne heure, bien avant toute cette foule qui vient parfois… pour les petits fours.

 

Dès l’entrée, nous pouvions avoir un aperçu de la qualité de cette exposition. Les cinq artistes ornaient par leurs œuvres cette entrée sobre et carrée. Les peintres, Lise DUFAUR-MOURENS - Daniel SCHINTONE - Marcel de VILLEMOISSON - Les sculpteurs, Alain BEAUGUITTE - Patrick CHRISTOPHE.

 

Cinq valeurs sûres de l’art contemporain. Cinq artistes qui n’hésitaient pas à présenter de grandes œuvres.

 

Très rapidement, conquise par ces cinq artistes, je me faisais expliquer leur parcours : Lise DUFAUR-MOURENS, très connue dans la région toulousaine, mais exposant également, au Grand Palais et au Carrousel du Louvre à Paris. Elle exécute de nombreuses toiles sur le thème de la femme, de la danse et surtout du mouvement. Elle s’exprime, comme nous pouvions le voir, sur des grands formats à l’aide de toiles à gros grains avec de nombreux passages d’encres acryliques, parfois jusqu’à 60 passages. Cette superposition et juxtaposition de ces couleurs donnent ce travail remarquable, apprécié de nombreux amateurs. Daniel SCHINTONE : Prix de Rome - Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres - Professeur Honoraire de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse - Peintre Officiel de l’Armée - Membre de l’Académie Toulousaine d’Histoire et d’Arts Militaires. Effectivement, les œuvres de Daniel SCHINTONE, dans la dernière salle d’exposition voûtée, étaient consacrées, uniquement, à des grandes pages de notre Histoire par des aquarelles et des gouaches, remarquablement interprétées. Quant à la salle SCHINTONE, réservée aux œuvres artistiques, une particularité me fit penser que cet artiste n’avait aimé qu’une seule femme… la sienne ; mise en scène sur chaque tableau par des aplats de couleurs. Ce qui me frappa, également, dans son travail, si personnel, son jeu perpétuel avec la toile brute.

Dans chaque salle, je pouvais continuer à admirer les œuvres des deux sculpteurs présents. Cette répartition judicieuse et harmonieuse donnait un impact supplémentaire à cette exposition. En effet, Alain BEAUGUITTE par ses splendides marbres, taillés dans la masse, n’arrêtait pas de me surprendre, tant son travail se rapprochait de la perfection. Il me semblait, qu’à chaque instant, sa main devait être précise, son geste vigilant, son œil obligé d’évaluer, sans arrêt, l’invisible. Les œuvres de Patrick CHRISTOPHE étirant au maximum le corps de la femme dans des matières aussi différentes que le laiton, le bronze, la résine, donnaient une note moderne, mais de qualité, à l’ensemble de cette exposition.

 

Malgré tout, tout au long de cette visite, j’eus un coup de cœur tout particulier pour les œuvres de l’Artiste Peintre - Illustrateur : Marcel de VILLEMOISSON.

 

Je retournais dans l’entrée. Là trônait, toujours, cette poupée au nez rouge intitulée « Marguerite ». Elle semblait me sourire. Cette approche avec le visiteur, ne pouvait que donner l’envie d’en savoir plus. Une autre poupée qui était devenue adulte, elle aussi au nez rouge, revenait du marché. J’étais toujours intriguée et subjuguée par ces personnages si personnels. Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager ma découverte.

 

Après cette entrée, je franchissais un petit porche, où figurait un nom : Marcel de VILLEMOISSON. J’arrivais, donc, dans la salle de cet artiste. Et là, éblouissement, comment celui-ci pouvait nous amener à une telle poésie, avec une approche si structurée, le peintre réussissant à amener un éclairage derrière ses personnages, comme si ceux-ci avaient été habités par une lumière de l’au-delà. Personnages troublant par leur simplicité, et pour certains par leur exotisme. En effet, de nombreuses toiles représentaient, principalement, des femmes du continent asiatique, dans leur contexte, plus particulièrement de Birmanie. Nul doute que cet homme était un grand voyageur, car la véracité des attitudes, des gestes du quotidien, ne pouvait qu’avoir été étudié sur place. Une autre chose me surprit, l’emploi et la maîtrise de la couleur verte, si peu utilisée par les artistes peintres.

 

Une autre salle lui était consacrée, tout à fait différente, car étaient présentés plusieurs dessins à l’encre de chine. Ses dessins structurés témoignaient, comme dans ses toiles, de la véracité des personnages, témoignages de différents voyages sur des continents aussi différents que l’Asie, l’Amérique du Sud, l’Europe. Malgré la technique complètement différente entre l’huile et le dessin, d'importants sentiments humains, devenus si rares à notre époque, transpiraient dans toutes les œuvres présentées par l’artiste.

 

Je retournais à l’accueil. Je voulais en savoir plus sur le parcours de cet homme. Il me fut précisé que Marcel de VILLEMOISSON était un artiste international et qu’il serait présent au vernissage.

 

Effectivement, ayant reçu les explications nécessaires à reconnaître celui-ci, immédiatement, je pus l’identifier. Je fus assez surprise, car à l'origine, j’avais conscience de pouvoir rencontrer un artiste international, donc un Vieux Monsieur à l’aspect rébarbatif, voire supérieur, avec une cour autour de lui. La cour était effectivement là ! Mais, il leva les yeux et, immédiatement, son visage s’éclaira. Je m’approchais et je me permettais de lui poser diverses questions.

Tout d’abord, je présentais mes excuses pour la première, car, j’imaginais bien que tout le monde lui posait toujours cette même question. Pourquoi des “poupées aux nez rouges” ? Simplement, gentiment, il m’expliqua. Lorsque je donnais des cours de dessin – peinture, en tant que bénévole, j’avais une élève qui me reprochait que les peintres, aussi bons sont-ils, exécutaient, parfois avec maestria, des natures mortes, mais ne faisaient aucun sujet pour les enfants. Cette affirmation le perturba, et il se mit à l’ouvrage. Cette élève, mère de deux petits enfants, garçon et fille, réalisait des poupées de chiffon pour eux. Un modèle fut mis en scène : une poupée de chiffon, des peluches, un petit fauteuil ; et là, Marcel de VILLEMOISSON fut très surpris du résultat. Il est vrai que la poupée de chiffon “modèle” était devenue une petite poupée souriante, avec deux ronds noirs pour les yeux et un rond nez rouge. L’artiste fut conquis et mit une nouvelle toile, en chantier, et les années passèrent. Les Priscillia, Églantine, Maurice, etc. virent le jour. Il faut dire qu’entre-temps, le critique d’art, Christian Grente avait encouragé cet artiste, en lui disant : « ne change rien, tu as trouvé quelque chose de formidable, comme… Poulbot ». Mais, Marcel n’avait pas envie de changer, il se plaisait dans ses créations. Les poupées grandirent pour devenir des personnages, mais ne perdirent jamais leur nez rouge. Alors, pourquoi les nez rouges ? Marcel de VILLEMOISSON se gratta la tête et répondit : Peut-être que la vie est une magnifique chose, qu’elle mérite d’être vécue, qu’il faut essayer de la rendre la plus heureuse possible, et, peut-être aussi que la vie est une farce… Je restais bouche bée !

 

Marcel De Villemoisson
Attente en sabots M De Villemoisson

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